DUVIEU Désir Anselme - ÉCANGUEUR
- gauthierlemaou
- 1 juin 2022
- 3 min de lecture
C’est ma première participation à un Généathème proposé par GeneaTech, le thème du mois de mai 2022 est « Métiers rares, métiers anciens ». Je vais vous parler de DUVIEU Désir Anselme (Sosa 70 des enfants). Lors de la lecture de son acte de mariage, j’ai eu du mal à déchiffrer son métier, ce nom ne me disant rien. Il est écangueur.

Un écangueur est celui qui broie la tige de lin ou de chanvre pour en retirer les fibres textiles au moyen d'un couperet appelé l'écang. Autres noms : écoucheur, écouffeur, escoucheur, espandeur.
DUVIEU Désir né le 10 décembre 1835 à La Chapelle-Hareng dans l’Eure. Ses Parents, Eugène Alphonse et Julie Aimée Perier sont rubaniers.
C’est sur son acte de mariage du 16 octobre 1855 à Fontaine-la-Louvet avec Séraphine Maria Sébire que je découvre qu’il exerce cette profession.
Les parents de Séraphine sont aussi dits écangueurs.

Il exercera toujours ce métier en 1860 lors de la naissance de sa fille Armande, en 1862 pour son second mariage avec Aglaé L’Homme et 1863 lors de la naissance de Gaston.
En 1872,sur l’acte de naissance de son fils Gustave, il est rubanier.
Et en 1881, il est contremaître de filature sur l’acte de mariage d’Armande.
La transformation du lin aura rythmé sa vie professionnelle.
L’industrie textile normande périclitant, il rejoindra la région parisienne pour se rapprocher de ses enfants et décèdera à Clichy (92) le 9 octobre 1896 à l’âge de 60 ans.

La Normandie est depuis le XVIIe siècle une des principales régions productrices de lin.
Les techniques de culture, le travail des fibres, le filage et parfois même le tissage se pratiquent toujours à la ferme, elles évoluent peu jusqu'au XVIIIe siècle. Les surfaces cultivées atteignent alors 300 000 hectares ; un hectare de lin donne 2500 kilos de paille et 625 kilos de fibre. Au XIXe siècle la filature et le tissage entrent dans l’ère de l’industrialisation. Le teillage du lin se fait mécaniquement dans des moulins à teillage. Les petites productions de lin des fermes ne conviennent plus aux manufactures, les surfaces de lin chutent sensiblement, car le travail est difficile et pénible. L’arrivée du coton au cours du XIXe siècle et des textiles synthétiques au XXe siècle va provoquer le déclin progressif du lin. La tendance commence à s’inverser. Le lin est une matière naturelle, solide et entièrement biodégradable et recyclable. Il ne produit aucun déchet, toutes ses parties sont utilisables ou consommables.
La France produit deux tiers de la production mondiale. Le lin français est reconnu comme le meilleur au monde. Le lin normand - soit 60 % de la production française, 45 % de la production européenne transformée, bénéficie d’une excellente renommée mondiale, du fait de sa longueur, sa finesse, sa résistance et sa couleur qui en font sa grande qualité.
Étapes de la transformation du lin
L’ensemencement des graines de lin a lieu en avril, la récolte se déroule environ quatre mois après les semailles, au mois de juillet-août. La plante est alors arrachée et non fauchée, en raison du caractère ligneux des tiges.

Il est ensuite mis en meule et battu pour séparer les graines, qui serviront pour la prochaine saison, des tiges. Ces tiges mise en bottes vont être roui. Le rouissage du lin consiste à l’immerger dans l’eau, entre une à deux semaines, pour favoriser la séparation des fibres et de la filasse.
Une fois les tiges séchées vient le teillage qui consiste à en extraire la fibre. Celui ci consiste en : égrenage, étirage, broyage et écanguage.
L’écangueur élime les derniers déchets d’écorce (appelés aussi anas).

Enfin pour terminer, les fibres sont démêlées et assouplies, la filasse va être peignée (le peignage) et cardée (le cardage). Le lin peut alors être filé (le filage) à l’aide d’une quenouille ou d’un rouet.
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