Création de l'infanterie de marine
- gauthierlemaou
- 2 déc. 2021
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Dernière mise à jour : 21 déc. 2021
Une ordonnance du roi Louis Philippe, le 7 août 1821 créa en même temps deux régiments d'infanterie et un régiment d'artillerie de marine pour le service des arsenaux et des troupes à bord. L'uniforme était semblable, quant à la coupe, à celui de l'infanterie de ligne avec collet rouge, capote gris de fer et bouton timbré d'une ancre pour l'infanterie. Cette organisation ne subsista que cinq ans.
Puis, en 1828, trois régiments furent mis sur pied pour être affectés spécialement aux colonies : Sénégal, Guyane, Antilles, avec un dépôt en France.
En 1831, furent réorganisés deux régiments de marine avec dépôt à Landerneau, un troisième fut mis sur pied en novembre 1838 et la dénomination d'infanterie de marine fut à nouveau adoptée. Chaque régiment comprenait 30 compagnies actives. Le 1er régiment avait 10 compagnies à Brest, 5 à Cherbourg, 15 à la Guadeloupe. Le 2e avait 5 compagnies à Brest, 10 à Rochefort, 15 à la Martinique. Le 3e avait 15 compagnies à Toulon, 6 à Cayenne, 3 au Sénégal, 6 à Bourbon. Ces compagnies étaient à l'effectif de 3 officiers et 115 hommes. La durée du service colonial était de quatre ans. L'uniforme était le même que celui de l'infanterie de ligne mais le bouton était timbré d'une ancre et avait comme légende : Infanterie de Marine. Aux colonies, on portait le pantalon de toile blanche. En 1843, l'occupation de Nossi-Bé, de Mayotte et des îles Marquises exigea une augmentation des effectifs. Les 1er et 3e régiments passèrent à 46 compagnies, le 2e à 38. En 1845, l'uniforme fut modifié; il se composa d'une tunique et d'une veste en drap bleu, d'un pantalon gris de fer bleuté, d'un shako et d'une casquette (petit képi), d'épaulettes en laine rouge (jaune pour les compagnies d'élite). L'état-major de l'arme comprit des officiers généraux. Le colonel du 1er régiment résidait à la Guadeloupe, celui du 2e à la Martinique, celui du 3e à Toulon. Les compagnies hors-rang avaient leurs sièges à Brest, Rochefort et Toulon.

En 1854, le corps de l'infanterie de marine tenait garnison non seulement à Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon, mais aussi à Cayenne, aux Antilles, au Sénégal, à La Réunion et dans l'Océanie. L'effectif total était de prés de 15 000 hommes. Cette année-là, les 120 compagnies que comprenait le corps de l'infanterie de marine furent réparties, pour des besoins administratifs, en quatre régiments avec portions centrales à Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon. Les colonels étaient en résidence à la portion centrale.
Le 5 juin 1856 fut institué un bataillon de fusiliers-marins, d'instruction, destiné à assurer à bord des bâtiments de la flotte le service de la mousqueterie et des compagnies de débarquement. L'infanterie de marine était dès lors uniquement destinée à servir à terre.
En 1857, le nombre des compagnies fut réduit à 118. Elles furent à l'effectif de 100 hommes, officiers et enfants de troupe compris.
En 1857, après des réductions d'effectifs on eut la répartition suivante : 1er régiment : 18 compagnies à Cherbourg, 8 à la Martinique. 2e régiment : 22 compagnies à Brest, 8 à la Guadeloupe, 4 en Océanie. 3e régiment : 17 compagnies à Rochefort, 9 à Cayenne. 4e régiment : 22 compagnies à Toulon, 5 à La Réunion, 5 au Sénégal, 2 à Gorée.
En 1867 elles furent portées à 130 hommes.
3ème RIMA (création en 1838) sa devise « debout les morts ».
| Son drapeau porte | neuf inscriptions : | |
MOGADOR | 1844 | ALMA | 1854 |
PALIKAO | 1860 | KI-HOA | 1861 |
BAZEILLES | 1870 | SONTAY | 1883 |
LA MARNE | 1914 | CHAMPAGNE | 1915 |
LA CERNA | 1916 | | |
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